LE SIBA EN PORTEUR DE PROJET
Le SIBA sera le porteur de l’acquisition et de la gestion de moyens nautiques dédiés. Son conseil syndical vient de délibérer en ce sens. Outre la maîtrise d’ouvrage de la construction du navire, le SIBA sera chargé, par les partenaires, de son exploitation, en fonction de leurs besoins et financements respectifs.
Le coût de l’acquisition du navire est évalué à 5M€. Le SIBA est aidé à hauteur de 80 %, dont 1M€ de l’État, 1M€ de la Région et 2 M€ de l’Union européenne via le fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA).
Pour la phase d’exploitation, le coût annuel est évalué à 800 000€. L’État apportera la moitié du coût annuel d’exploitation (50 K€ en intervention directe du service mer et littoral de la DDTM, 200 K€ par l’Office français de la Biodiversité via le PNMBA, 150 K€ par l’Agence de l’eau Adour Garonne).
La Région Nouvelle-Aquitaine s’engage à appuyer la mobilisation du FEAMPA pour financer le coût d’intervention sur le domaine public concédé porté par le CRCAA (comme elle le fait chaque année, et encore en 2025 à hauteur de près de 200 000 € de FEAMPA)
« L’objectif commun de ce projet partenarial est de restaurer les vasières dans leur état originel, en recherchant un équilibre entre les espaces de production ostréicole et les espaces de nature. Chaque acteur s’est mobilisé, dans le respect de ses obligations et compétences, afin de le rendre possible. L’État, au travers de ses services et opérateurs, s’engage à apporter la moitié du financement du coût d’exploitation pour les années à venir », se réjouit Étienne GUYOT, préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, préfet de la Gironde
« La Région appuie ce projet depuis 2018 et a décidé de voter sa participation à hauteur de 1 M€ (commission permanente de novembre) en avance de l’engagement FEAMPA et Etat prévus en 2026 seulement, afin que le projet puisse être lancé dès cette fin d’année et le chantier se terminer en 2029. La réhabilitation des friches ostréicoles du bassin d’Arcachon constitue un enjeu majeur pour les équilibres environnementaux et, de fait, économiques. Pour la filière ostréicole, ces nouveaux moyens nautiques permettront la réhabilitation de parcelles abandonnées ou peu productives sur le domaine public concédé, mais également la remise en état des écosystèmes aquatiques, condition essentielle pour le maintien de la production ostréicole, réagit Alain Rousset, président de la Région.
Source : Tvba.fr