1900, la pêche à la sardine…



De la Bretagne au Bassin, les sardines changent de cap

 

Ce renouveau économique est attribuable à un changement climatique, lorsque les sardines, sous l’influence des fluctuations de la température de l’eau, ont abandonné leurs habitats bretons pour se diriger vers la côte atlantique et le Bassin d’Arcachon. Les familles bretonnes ont suivi les poissons et ont élu domicile dans la région avec leurs familles.

 

Un véritable écosystème économique s’est mis en place autour de la pêche à la sardine. Les marins prennent la mer dans des navires spécialement équipés pour capturer la sardine et naviguer au-delà des passes. Ils approvisionnent la vente directe, les criées et les conserveries.

 

Hormis les hommes œuvrant à la soudure des boîtes, les femmes fournissent l’essentiel de la main-d’œuvre de ces usines, assurant le tri, l’étripage et la mise en boîte. Les ouvrières bretonnes portent le surnom de penn sardin soit têtes de sardines, à cause de la forme particulière de leur coiffe. 

 

Autour de cette activité se développent également des commerces, des ateliers de réparation navale dans les villages ostréicoles. Pendant une courte période, le Bassin d’Arcachon émerge comme un lieu majeur pour la sardine. Cependant, les sardines se sont déplacées vers d’autres régions, telles que l’Espagne et le Maroc, entraînant la fermeture des usines de Gujan-Mestras.

 

 

Source : Tvba.fr